jeudi 9 avril 2009

Promesses



C'est ce qu'il m'a toujours dit, et donné...autrement...mais c'est difficile d'y croire!

..."Et même si c'est pas vrai, si on te l'a trop fait
Si les mots sont usés, comme écris à la craie
On fait bien des grands feux en frottant des cailloux
Peut-être avec le temps à la force d'y croire
On peut juste essayer pour voir

Et même si c'est pas vrai, même si je mens
Si les mots sont usés, légers comme du vent
Et même si notre histoire se termine au matin
J'te promets un moment de fièvre et de douceur
pas toute la nuit mais quelques heures ...

Je te promets le sel au baiser de ma bouche
Je te promets le miel à ma main qui te touche
Je te promets le ciel au dessus de ta couche
Des fleurs et des dentelles pour que tes nuits soient douces..."

Je promets aussi!!

mercredi 8 avril 2009

fuir le bonheur avant qu'il ne se sauve...

J'ai l'impression d'être l'héroïne d'un mauvais téléfilm.

Scénario:

Elle vit en couple mais son couple vogue à la dérive. Elle s'accroche, tergiverse, ils se promettent de se quitter, renoncent, se repromettent jusqu'à la goutte d'alccol de trop qui fait basculer la décision vers la fin!
Cette goutte est additionnée pour elle d'une rencontre. Une rencontre sans prétention, pour que le corps exulte au milieu du désastre de sa vie amoureuse.
Un rendez vous, un baiser, quelques jours plus tard encore de l'eau, chaude cette fois et bouillonnante comme le désir des deux. Ce ne fut pas Histoire d'Ô mais presque!

Un mois, 2 mois passent, le couple "légitime" s'est séparé, le couple illégitime se voit, s'apprécie, s'aime. Il et elle vivent un amour complice, plein de rires, de sensualité torride, mais aussi d'attente et de patience à cause de leur emploi du temps respectifs et des kilomètres qui les séparent.

Et la petite musique de Jane Birkin s'insinue dans son esprit, à elle: "pourquoi ne m'appelle t il pas? Pourquoi ne vient il pas me voir? Pourquoi n'arrivons nous pas à nous retrouver un week end complet, même quand mon emploi du temps le permet? Pourquoi m'a t il choisi moi? Il a tant de charmes, de prévenance, de sourires à donner. La vie lui semble si facile? Qu'a t il besoin de s'encombrer d'une vieille femme qui a toujours mal au dos, qui cherche du boulot,crois enfin l'avoir décroché et ça foire, qui a un gamin ado et deux autres quasi adultes qui trainent un peu trop dans les jupes de leur mère, qui a des soucis d'argent et des conflits intérieurs pas réglés...que me veut il?"
...et la liste peut s'allonger à l'infini. Tout est bon pour enraciner le doute quand elle est seule, quand il lui manque et que lui semble mieux s'accommoder de ces rencontres éloignées dans le temps!

Et pourtant leur rencontres sont magiques, volcaniques, sereines, drôles, tendres, sans nuages...apaisante pour elle dans le tourbillon de sa vie quotidienne.Il lui dit qu'il est amoureux, lui donne des multitudes de petits noms tendres, lui dit qu'elle est parfaite. Elle n'a pas l'habitude, ça la touche, lui fait plaisir, mais le doute est là tapi dans l'ombre de ses tourments! personne ne lui a jamais parlé ainsi? Est il sincère ou est ce un beau parleur. Et pourtant leurs rencontres ne laissent pas le doute s'immiscer...dilemne!

Mais le doute génère l'angoisse de ne pas être aimée pour ce qu'elle est. mais qu'est elle? Une "emmerdeuse née" comme l'ont dit et répété tant de petits autres censés l'aimer (parents, amis, mari). Elle rêvait d'un homme tel que lui,tolérant, serein, aimant,mais aussi un mâle sur lequel on peut compter sur tous les plans.
Elle l'a trouvé...et elle a tout gâché.

Le scénario ne dit pas comment cela se terminera...

Comme la vilaine fille qu'elle a toujours été, comme l'hystérique parfaite qui refuse de se résoudre à aller enfin bien?

Elle l'a accusé injustement de la tromper, de l'avoir trahie. Des mots coupants comme des rasoirs, glacés comme l'eau recueillie de la fonte des neiges. Elle n'avait que des présomptions assaisonnées de preuves irréfutables entièrement construites et élaborées par elle et ses angoisses!

Il ne lui reste que les yeux pour pleurer ce qu'elle a elle même provoqué, en espérant qu'il lui pardonnera comme elle le lui a demandé.

Parce que cette emmerdeuse, cette hystérique, cette méchante gamine...et ben son mâle, elle l'aime, tellement si fort, qu'elle en chavire...et qu'elle ne veut pas que leur bateau coule à peine avoir pris la mer!!!

jeudi 19 février 2009

boum


boum envolée...



vendredi 13 février 2009

Peur

Peur! Quel danger menace? Nous menace, nous empêche d'aimer? Quelles blessures se réveillent quand à l'horizon apparait le soleil que nous espérions tant?
Quel crainte fait hésiter? Une naïveté qui s'érode à force d'y accueillir des ruisseaux de larmes?

Mais non, elle est là, qui me pousse à toujours offrir ma confiance à ceux que je perçois être capable de la recevoir, de la reconnaitre, avec l'espoir toujours renouvelé d'avoir celle de l'autre entière,pleine. Et c'est là que ça s'effrite et parfois ça se casse! Là dans cette interstice entre désir et amour, que la peur surgit.

Pourquoi ma vérité n'est pas celle de l'autre, pourquoi cette peur qui s'immisce, que pourrait il arriver? A ne plus faire confiance, il arrive que l'on ne vive plus, que la vie elle même se laisse engloutir par des flots de méfiance, de doutes. Je ne veux, ni ne peux me résoudre à vivre une demie vie faite de semblants, de craintes, de mensonges, de peur! Non je ne peux. Peut être qu'une infime parcelle de moi pousse à cela, mais tel un torrent qui dévale les pentes escarpées à la fonte des neiges, le flot de mon sang, de ma vie emporte les cailloux, les branches, les doutes qui pourraient entraver mon chemin. Je contourne les obstacles, me jette à corps perdu sur les pierres de mon chemin avec un seul but, les polir ou les évacuer, et couler enfin sur des rives tranquilles que seules quelques crues pourraient faire gonfler un peu trop fortement.

Et si par hasard le chemin choisi pour atteindre ces rives s'avère être une impasse, je tourne en rond quelques temps et je reprends ma route. Les ruisseaux qui grossissent mon flot sont amitiés, rencontres, travail, musique, famille sachant qu'au bout du compte je ne serai plus une, mais multiple, riche de toute cette force cumulée.

Alors oui, il peut bien y avoir peur de s'assécher, de se retrouver stagnant en eau vaseuse, mais personne ne peut le prédire à l'avance, personne ne sait sans se lancer, comme la goutte d'eau se laisse encadrer par le lit de la rivière s'autorisant parfois à le bousculer pour se frayer un autre chemin.

jeudi 15 janvier 2009

comment dire

Comment mettre des mots sur cette sensation lourde, diffuse qui irradie mon corps, mon esprit à des moments aussi inattendus et incongrus que le tri du linge en vue d'une lessive, l'écoute d'une musique ou le paysage par la fenêtre.
Une nausée m'envahit soudain, me serrant la gorge dans un étau, m'empêchant de parler, de chanter et aussi de pleurer! Les larmes perlent au bord de mes paupières mais à trop vouloir les sentir couler, elles restent juste humidité au coin de mes yeux. J'étouffe et cherche désespérément comment passer cette angoisse sans mots, silencieuse et pesante. Comme un cauchemar où l'on ressent l'envie de crier au secours, mais la voix ne sort pas. Je vais me réveiller et ma douleur sera envolée? Non, je la sens qui revient!
Et tout ça pourquoi? Pour qui? Pour lui qui feuilletait hier devant moi un catalogue de voyages, m'annonçant sereinement qu'il partait en juin avec une autre que moi! Qu'il souhaitait pouvoir rapidement trouver un appartement pour recevoir celle qui remplacerait, oh non! pas moi, mais seulement la place que je laisse vide! Il ne peut vivre seul, il me l'a dit, il a recontacter d'anciennes connaissances et une a dit oui!
Et pourtant, pourtant je n'arrive pas à lui en vouloir. Juste m'interroger sur ce qui nous a mené à vivre 3 ans ensemble dont 2 sous le même toit.
Je ne serai donc qu'une place à occuper dans sa maison à défaut de l'occuper dans son coeur? Et pourtant non! Ce n'est même pas cela, je le sens, je le sais, je le connais. Il est bardé de défenses contre la souffrance que je traverse, et je lui envie presque d'être à ce point occupé par d'autres pensées que la fin de notre histoire. Une belle histoire malgré tout, mais je l'aimais sans défenses et mon coeur est brisé! J'aurai juste connu les ardeurs de la passion, de la fusion, le summum de la tendresse et du désir et du plaisir. Au moins je ne mourrais pas sans avoir connu ça. Mais la vie avec lui devenait trop pesante une fois le feu des passions apaisé. Je l'aime même si je me sais incapable de vivre avec lui!

mercredi 14 janvier 2009

jeudi 8 janvier 2009

du 8 janvier 2007 au 8 janvier 2009

Le 8 janvier 2007 j'emménageais chez lui, à sa demande...c'était beau, c'était un feu d'artifice d'amour de tendresse, de moments de rires, d'échanges...Nous nous connaissions depuis 9 mois!

Le 8 janvier 2009, il m'a appelé sur mon lieu de travail à 23H40 pour me dire que c'était terminé qu'il ne pouvait plus continuer comme ça! Je le savais, je pressentais cette décision, j'avais même essayé de la devancer le matin même mais il n'avait pas lu ma lettre...

J'ai des nausées, la tête qui tourne, je suis seule sur mon lieu de travail où tout le monde est allé se coucher... il m'a accusé de lui rendre la vie impossible, et moi je lui écrivais que ma vie avec lui devenait impossible pour moi!

Alors pourquoi ce malaise, ce "mal au coeur" ce sentiment de désespoir!
Parce que je l'aime mais d'un amour qui ne s'écrit pas sur le mode de la vie quotidienne partagée.

En le quittant, je perds un homme exceptionnel, auquel je porte une admiration sans bornes, mais qui a un mode de vie tout aussi hors du commun que son intelligence et sa capacité créatrice. C'est un solitaire, plongé dans des pensées et des créations dont je ne mesure même pas l'importance, mais qui le coupe du monde, le font parfois plonger dans des alcoolisations massives, le font se déconnecter complètement de la trivialité du monde qui l'entoure! Mais malgré cela, il a quelque chose qui me fascine, et ce soir je lui disais ne pas vouloir perdre son amitié, mais il ne veut pas en entendre parler. Il m'accuse de tous ses maux, se réfugie dans le reproche pour ne pas avoir à entendre que je l'aime et risquer de renoncer à me chasser de sa vie! C'est un coutumier du fait. Alors voilà, il m'a donné jusqu'au 1er aout pour quitter l'appartement que nous partageons ensemble, pour permettre à mon fils de finir sa scolarité dans le même établissement scolaire!

De nouveau seule, matériellement, je l'étais déjà affectivement, malgré un regain de plaisir d'être ensemble, pendant nos dernières vacances à l'Ouest de la France!

Je pourrais écrire un roman sur une relation qui n'a somme toute duré que 2 ans et 9 mois! Je ne regrette rien même si la fin pressentie voire même attendue de longue date me blesse, me fait mal. J'ai envie de pleurer mais rien ne sort de mes yeux secs. Juste des mots sous mes doigts dans ce bureau glacial vidé de toute vie. Mon coeur déborde de chagrin.

J'ai perdu celui que j'aimais même si je savais depuis longtemps que ce serait inéluctable!

Mais ce soir, "sans amour et sans haine, mon coeur a tant de peine!"

mercredi 31 décembre 2008

Que reste-t-il de nos amours?
Que reste t-il de nos serments?
Une photo, belle photo de nos délires...
L'amour est un délire, l'amour à mort du coeur,
Mais qui renait toujours de ses cendres.

Nous ne serons jamais des moutonnes de l'amour. Panurge n'a pas su sauver ses bêtes mais ce qui nous sauve c'est justement de ne pas suivre le 1er venu! Tous des personnalités qui nous malmènent que nous malmenons mais personne ne se jette dans le précipice pour autant.
C'est peut être là que le bât blesse mais nous maintient jeunes et belles ??

dimanche 21 décembre 2008


le supplice de la goutte d'eau qui inexorablement tombe et se cristallise pour former une stalagtite ou stalagmite...Mon départ se cristallise!?

jeudi 11 décembre 2008

téléphone


..."tu es de plus en plus jolie..." mercredi 10 décembre minuit et 14mn, au téléphone...
Les mots divins...la fin des maux???
sans face à face sans perdre la face. Comme la lune qui se cache!