Peur! Quel danger menace? Nous menace, nous empêche d'aimer? Quelles blessures se réveillent quand à l'horizon apparait le soleil que nous espérions tant?
Quel crainte fait hésiter? Une naïveté qui s'érode à force d'y accueillir des ruisseaux de larmes?
Mais non, elle est là, qui me pousse à toujours offrir ma confiance à ceux que je perçois être capable de la recevoir, de la reconnaitre, avec l'espoir toujours renouvelé d'avoir celle de l'autre entière,pleine. Et c'est là que ça s'effrite et parfois ça se casse! Là dans cette interstice entre désir et amour, que la peur surgit.
Pourquoi ma vérité n'est pas celle de l'autre, pourquoi cette peur qui s'immisce, que pourrait il arriver? A ne plus faire confiance, il arrive que l'on ne vive plus, que la vie elle même se laisse engloutir par des flots de méfiance, de doutes. Je ne veux, ni ne peux me résoudre à vivre une demie vie faite de semblants, de craintes, de mensonges, de peur! Non je ne peux. Peut être qu'une infime parcelle de moi pousse à cela, mais tel un torrent qui dévale les pentes escarpées à la fonte des neiges, le flot de mon sang, de ma vie emporte les cailloux, les branches, les doutes qui pourraient entraver mon chemin. Je contourne les obstacles, me jette à corps perdu sur les pierres de mon chemin avec un seul but, les polir ou les évacuer, et couler enfin sur des rives tranquilles que seules quelques crues pourraient faire gonfler un peu trop fortement.
Et si par hasard le chemin choisi pour atteindre ces rives s'avère être une impasse, je tourne en rond quelques temps et je reprends ma route. Les ruisseaux qui grossissent mon flot sont amitiés, rencontres, travail, musique, famille sachant qu'au bout du compte je ne serai plus une, mais multiple, riche de toute cette force cumulée.
Alors oui, il peut bien y avoir peur de s'assécher, de se retrouver stagnant en eau vaseuse, mais personne ne peut le prédire à l'avance, personne ne sait sans se lancer, comme la goutte d'eau se laisse encadrer par le lit de la rivière s'autorisant parfois à le bousculer pour se frayer un autre chemin.
vendredi 13 février 2009
Peur
à 11:09
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1 commentaire:
La peur,les peurs, la crainte, le doute... dont l'on se défend avec vigueur.
"Peur moi ? Mais de quoi ?".
Peur de soi peut-être. Sans doute.
Enfin je crois...
Si je vis au milieu de mon désert affectif, n'est-ce pas à cause de l'érosion de la confiance... en moi ?
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