mercredi 25 juin 2008

désir de mère, désir de femme?

Et voilà...je ne serais pas grand mère dans 8 mois...je ne connaitrai pas ce petit bout de chair de ma chair, ni son visage, ni sa peau, ni sa voix...il est parti ce matin...ce sera pour une autre fois.
La raison l'a emporté sur le désir, de ces désirs qui ne réfléchissent pas dans le miroir des convenances. La raison la plus forte fut encore la meilleure...je le sais, mais ce petit pincement au cœur me renvoie à mon propre désir de mère, à son désir de femme, matrice et séductrice tout autant, à mon désir de femme/mère. Mes racines se projetteront bientôt dans l'avenir, mais pas cette fois! La tristesse ressentie n'est pas incompatible avec la raison, elle donne à ces actes de désir, d'amour et de raison une dimension d'existence pour ne pas sombrer dans le néant.

mardi 17 juin 2008

ruban

"marabout, bout d'ficelle..." a encore frappé. D'amour à dépendance, de dépendance à lien, de lien à racines pour finir en boucle sur la question de l'amour...c'est quoi, c'est comment, c'est pourquoi?
ET SI PRENDRE RACINE, C'ETAIT CREER DES LIENS, ET SI AIMER C'ETAIT PRENDRE RACINE DANS L'AUTRE, LES AUTRES, ET SI LA DEPENDANCE N'ETAIT SIMPLEMENT QU'UN NOEUD TROP SERRE, D'UN LIEN TROP TENDU?
des racines et des ailes, des ailes pour voler d'un lien à l'autre, du lieu de notre intime au lieu de cet autre qui nous attache et nous délie la langue et le corps, et qui nous lit les maux, et qui nous lie le coeur... Extime?

lundi 9 juin 2008

voilà c'est fini

Voilà, c'est fini
On a tant ressassé les mêmes théories
On a tellement tiré chacun de notre côté
Que voilà, c'est fini
Trouve un autre rocher petite huître perlée
Ne laisse pas trop couler de temps sous ton p'tit nez
Car c'est fini...hum, c'est fini

Voilà, c'est fini
On va pas s'dire au revoir comme sur le quai d'une gare
J'te dis seulement bonjour et fais gaffe à l'amour
Voilà, c'est fini
Aujourd'hui ou demain c'est l'moment ou jamais
Peut-être après-demain je te retrouverai
Car c'est fini...hum, c'est fini

J'ai fini par me dire qu'on éviterait le pire
Qu'il fallait mieux couper plutôt que déchirer
J'ai fini par me dire que p't'être on va guérir
Et que même si c'est non, et que même si c'est con
Tous les deux nous savons que de toute façon

Voilà, c'est fini
Ne sois jamais amère, reste toujours sincère
T'as eu c'que t'as voulu, même si t'as pas voulu c'que t'as eu
Voilà, c'est fini
Nos deux mains se desserrent de s'être trop serrées
La foule nous emporte chacun de nôtre côté
C'est fini...hum, c'est fini

Voilà, c'est fini
Je ne vois plus au loin que ta chevelure nuit
Même si je m'aperçois que c'est encore moi qui te suis
C'est fini...hum, c'est fini, c'est fini, c'est fini

samedi 7 juin 2008

Alcools

"L'anémone et l'ancolie
Ont poussé dans le jardin
Où dort la mélancolie
Entre l'amour et le dédain

Il y vient aussi nos ombres
Que la nuit dissipera
Le soleil qui les rend sombres
Avec elles disparaîtra

Les déités des eaux vives
Laissent couler leurs cheveux
Passe il faut que tu poursuives
Cette belle ombre que tu veux"

Guillaume Apollinaire. Clotilde in "Alcools"

A quoi bon pleurer sur un amour non partagé? Le fantôme d'une autre, des autres, hantent tes crépuscules, empêchant ton coeur de goûter à d'autres douceurs. Le mien était ouvert à toi, trop, mais pas assez à ton gré. Tu en as si souvent refermé les battants que les gonds commencent à s'user. Le jeu vient à manquer.

"Et pourtant, pourtant je n'aime que toi..."

Il fut beau, fulgurant cet amour que je t'ai trop vite porté
Il fut tendre, apaisant cet amour, qui a si vite pansé mes plaies
Il fut flou, hésitant, cet amour qui peinait à s'avouer
Il fut brûlant, délirant cet amour quand j'ai cru que tu le partageais

II est triste, déprimant cet amour dont tu me prives au gré de tes whiskys,
Il sera en suspens cet amour, tant que je ne t'aurais pas oublié
Est il fini pour toi cet amour, qui peut être n'a jamais commencé!
Je garderai longtemps, et pourquoi pas toujours, qui rime si bien avec amour
Le souvenir de ta tendresse même si la peur de t'y consummer t'en rend avare
Ou dépensier, dans tes halos d'alcools et de fumées.

Je la sais, je la sens elle est là comme cloîtrée, mais sa présence irradie tant qu'elle m'enflamma et m'enflamme encore le corps et l'âme. Mon amour pour toi ressemblera t il bientôt à un tas de cendres jamais éteintes? Dans ce cas il y poussera, un jour, loin ou près de toi, la plus belle fleur qui soit.