jeudi 8 janvier 2009

du 8 janvier 2007 au 8 janvier 2009

Le 8 janvier 2007 j'emménageais chez lui, à sa demande...c'était beau, c'était un feu d'artifice d'amour de tendresse, de moments de rires, d'échanges...Nous nous connaissions depuis 9 mois!

Le 8 janvier 2009, il m'a appelé sur mon lieu de travail à 23H40 pour me dire que c'était terminé qu'il ne pouvait plus continuer comme ça! Je le savais, je pressentais cette décision, j'avais même essayé de la devancer le matin même mais il n'avait pas lu ma lettre...

J'ai des nausées, la tête qui tourne, je suis seule sur mon lieu de travail où tout le monde est allé se coucher... il m'a accusé de lui rendre la vie impossible, et moi je lui écrivais que ma vie avec lui devenait impossible pour moi!

Alors pourquoi ce malaise, ce "mal au coeur" ce sentiment de désespoir!
Parce que je l'aime mais d'un amour qui ne s'écrit pas sur le mode de la vie quotidienne partagée.

En le quittant, je perds un homme exceptionnel, auquel je porte une admiration sans bornes, mais qui a un mode de vie tout aussi hors du commun que son intelligence et sa capacité créatrice. C'est un solitaire, plongé dans des pensées et des créations dont je ne mesure même pas l'importance, mais qui le coupe du monde, le font parfois plonger dans des alcoolisations massives, le font se déconnecter complètement de la trivialité du monde qui l'entoure! Mais malgré cela, il a quelque chose qui me fascine, et ce soir je lui disais ne pas vouloir perdre son amitié, mais il ne veut pas en entendre parler. Il m'accuse de tous ses maux, se réfugie dans le reproche pour ne pas avoir à entendre que je l'aime et risquer de renoncer à me chasser de sa vie! C'est un coutumier du fait. Alors voilà, il m'a donné jusqu'au 1er aout pour quitter l'appartement que nous partageons ensemble, pour permettre à mon fils de finir sa scolarité dans le même établissement scolaire!

De nouveau seule, matériellement, je l'étais déjà affectivement, malgré un regain de plaisir d'être ensemble, pendant nos dernières vacances à l'Ouest de la France!

Je pourrais écrire un roman sur une relation qui n'a somme toute duré que 2 ans et 9 mois! Je ne regrette rien même si la fin pressentie voire même attendue de longue date me blesse, me fait mal. J'ai envie de pleurer mais rien ne sort de mes yeux secs. Juste des mots sous mes doigts dans ce bureau glacial vidé de toute vie. Mon coeur déborde de chagrin.

J'ai perdu celui que j'aimais même si je savais depuis longtemps que ce serait inéluctable!

Mais ce soir, "sans amour et sans haine, mon coeur a tant de peine!"

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Le temps n'aime pas ce qui se fait sans lui.
Alors il faut lui en laisser un peu... du temps.
Il ne gomme rien mais permet d'écrire les pages de "l'à venir" avec plus de sérénité.