jeudi 15 janvier 2009

comment dire

Comment mettre des mots sur cette sensation lourde, diffuse qui irradie mon corps, mon esprit à des moments aussi inattendus et incongrus que le tri du linge en vue d'une lessive, l'écoute d'une musique ou le paysage par la fenêtre.
Une nausée m'envahit soudain, me serrant la gorge dans un étau, m'empêchant de parler, de chanter et aussi de pleurer! Les larmes perlent au bord de mes paupières mais à trop vouloir les sentir couler, elles restent juste humidité au coin de mes yeux. J'étouffe et cherche désespérément comment passer cette angoisse sans mots, silencieuse et pesante. Comme un cauchemar où l'on ressent l'envie de crier au secours, mais la voix ne sort pas. Je vais me réveiller et ma douleur sera envolée? Non, je la sens qui revient!
Et tout ça pourquoi? Pour qui? Pour lui qui feuilletait hier devant moi un catalogue de voyages, m'annonçant sereinement qu'il partait en juin avec une autre que moi! Qu'il souhaitait pouvoir rapidement trouver un appartement pour recevoir celle qui remplacerait, oh non! pas moi, mais seulement la place que je laisse vide! Il ne peut vivre seul, il me l'a dit, il a recontacter d'anciennes connaissances et une a dit oui!
Et pourtant, pourtant je n'arrive pas à lui en vouloir. Juste m'interroger sur ce qui nous a mené à vivre 3 ans ensemble dont 2 sous le même toit.
Je ne serai donc qu'une place à occuper dans sa maison à défaut de l'occuper dans son coeur? Et pourtant non! Ce n'est même pas cela, je le sens, je le sais, je le connais. Il est bardé de défenses contre la souffrance que je traverse, et je lui envie presque d'être à ce point occupé par d'autres pensées que la fin de notre histoire. Une belle histoire malgré tout, mais je l'aimais sans défenses et mon coeur est brisé! J'aurai juste connu les ardeurs de la passion, de la fusion, le summum de la tendresse et du désir et du plaisir. Au moins je ne mourrais pas sans avoir connu ça. Mais la vie avec lui devenait trop pesante une fois le feu des passions apaisé. Je l'aime même si je me sais incapable de vivre avec lui!

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Il fallait peut être trancher dans le vif comme tu viens de le faire. Tu te sentiras mieux dans quelques temps

Anonyme a dit…

Une "dame de compagnie" pour ignorer le vide.
Une sorte de pansement pour cacher la souffrance.
Un onguent pour faire croire qu'on l'ignore.

C'est une douloureuse façon de vivre.

"Il vaut mieux une blessure profonde, nette, franche, qui cicatrisera "proprement", qu'une blessure sans bords nets dont la cicatrice sera toujours imparfaite et douloureuse".

Dixit un ami médecin il était une fois... à qui j'avais bien eu envie de faire une blessure "profonde et nette" avec le coupe-papier de son bureau.

Avec le temps, le recul, l'expérience, qu'est-ce qu'il avait raison !