vendredi 30 mai 2008

détresse


Isabelle Boulay "Parle moi"

Je ne sais plus comment te dire
Je ne trouve plus les mots
Ces mots qui te faisaient rire
Et ceux que tu trouvais beaux

J'ai tant de fois voulu t'écrire
Et tant de fois courbé le dos
Et pour revivre nos souvenirs
J'ai même aussi frôlé ta peau

Oh, dis-moi
Regarde-moi
Je ne sais plus comment t'aimer
Ni comment te garder

Parle-moi
Oui parle-moi
Je ne sais plus pourquoi t'aimer
Ni pourquoi continuer

Tu es là, mais tu es si loin,
De moi

Je ne sais plus comment poursuivre
Cet amour qui n'en est plus
Je ne sais plus que souffrir
Souffrir autant que j'y ai cru

Mais je sais qu'il me faut survivre
Et avancer un pas de plus
Pour qu'enfin cesse la dérive
Des moments à jamais perdus

Oh, dis-moi
Regarde-moi
Je ne sais plus comment t'aimer
Ni comment te garder

Oh, dis-moi
Regarde-moi
Il y a la vie dont on rêvait
Celle qui commençait
Oh, parle-moi
Parle-moi
Je ne sais plus pourquoi t'aimer
Ni comment continuer

Oh, dis-moi
Oh, dis-moi
Dis-moi, si tout est terminé
Si je dois m'en aller

Oh, parle-moi
Parle-moi
Regarde-moi
Regarde-moi

lundi 26 mai 2008

Pensées moroses et doute

Spontanéité...elle a prononcé ce mot en évoquant ce qu'elle avait perdu au fil des ans avec son ancien compagnon. Que d'efforts pour que la journée se passe bien, que d'efforts pour éviter les prises de têtes, de becs, les sorties et week ends gâchés. Que de mots pesés et mesurés pour tenter de dire sans blesser, sans laisser jaillir sa colère, sa peur ou son désarroi...elle a fini par le quitter et me disait qu'avec son nouvel amour, elle retrouvait le sens du mot "spontanéité" elle l'était redevenu, sans crainte des conséquences.

Sa confidence m'a glacé les os! C'était donc cela que je n'arrivais pas à formaliser.

Avec lui, je pense, je réfléchis, je pose le pour et le contre de mes paroles, et si je parle ou agit spontanément, ça peut tourner mal. Oh pas toujours! Mais ces derniers temps c'est souvent. Quand il en est à son 4ème pastis ou whisky, quand j'ai le malheur de le déranger dans ses réflexions (ses cogitations comme il aime à le dire!). Mais des cogitations en tête à tête avec lui même, il en a le matin au lever, le midi s'il lui arrive de venir prendre un café entre midi et 2, le soir avant le souper. Où et quand reste-t-il de la place pour cette fameuse spontanéité qui parfois me donne envie de chanter, même le matin, de sortir faire un tour sans l'avoir préparé à l'avance, de faire un gâteau (ça fait du bruit le batteur à oeuf) ou de le chahuter gentiment pour le plaisir de l'instant et pourquoi pas à venir ;-)

Bon c'est vrai que je peux être saoulante, mais ne vaut il pas mieux parfois être et se saouler de mots, de rires et de jeux calins, plutôt que d'alcool? Ne vaut il pas mieux parfois chanter l'air qui trotte dans la tête et ne demande qu'à jaillir plutôt que ruminer seul dans son coin!

Je peux accepter qu'il ait besoin de tranquillité, soit parce qu'il compose ou crée des "objets hautements techniques pour son job. Mais quelle place me laisse t il pour ce brin de folie qui ne demande qu'à vivre et qui trépigne d'impatience ces temps. Il doit le sentir, parce que visiblement je l'agac en ce moment. Mais bon sang peut il comprendre ou entendre que j'ai besoin que ce brin de folie se manifeste pour vivre mieux: pour dépasser mes douleurs, pour avoir envie de lui et lui de moi, pour trouver la vie jolie alors que j'ai perdu beaucoup en perdant l'usage normal de mon dos!

Et bien moi qui voulait écrire pour transformer ma morosité en Maux roses, en mots roses, c'est raté! J'ai envie de pleurer. "et ma petite voix intérieure me murmure des mots que je préfèrerai ne pas entendre. Je couvre son soupir d'un puissant "je l'aime" mais le combat restera t il toujours aussi inégal entre ma volonté et...ma spontanéité?