mercredi 19 novembre 2008

admiration

pour aimer il me faut admirer...et tant que cette admiration sera, l'amour sera aussi, avec tout le reste.

presque 2 semaines sans litres de poison! Juste un peu, "comme tout le monde". Mais il n'est pas tout le monde! Extrême jusque dans sa rupture brutale d'avec son compagnon de souffrance.

Le manque vécu en silence, la tendresse qui tend à revenir...un semblant de complicité à reconstruire...entaché de ces mois maudits...pour lui...pour moi... sans que j'en sois ni n'en sache la raison.

Et là admiration de nouveau face à lui si fort, mais si fragile!

Je me maudirais presque de ne pas y croire plus qu'un jour après l'autre...

mardi 4 novembre 2008

Il est des jours, il est des nuits où pas un mot ne traverse la barrière des lèvres, ne vient faire vibrer l'air dans la gorge, ne se présente à la pensée...des jours et nuits sans rêves...où le brouillard envahit l'espace et l'esprit et laisse derrière lui un goût de larmes, un goût amer, une tristesse si épaisse qu'elle se confond à l'air ambiant...Il est des jours, il est des nuits où rien n'éclaire celle qui écrit!

mercredi 15 octobre 2008

Impasse

Aider une personne qui ne demande pas d'aide, qui ne reconnait pas avoir un problème, aimer une personne qui a une demande d'amour telle que rien ni personne ne peut la combler et qui vous rend responsable de son manque.

Je ne sais plus si je dois l'aimer, l'aider, ou aller chercher bonheur ailleurs, donner mon amour à quelqu'un qui ne voudra que cela et rien d'autre. ça je n'y suis pas prête tant que j'ai de l'amour pour lui. Encore faut il que l'autre en veuille, le prenne pour ce que c'est, et pas comme une solution à ces problèmes, un responsable à ses malheurs.

Je ne suis pas de taille à lutter contre son lien à l'alcool. C'est sa maitresse, la pire de toutes et elle prend tant de place certains soirs, qu'il me balaye de mots assassins, de gestes méprisables et méprisants. Et quand l'alcool s'est évaporé, quelle énergie me faut il pour ne pas rompre mon lien à lui, parce que lui se sent incapable de rafistoler le pont de mots entre nous.

Et pourtant je le connais adorable, gentil, intelligent, sensible sauf quand l'alcool le colle. Alors rien d'autre n'existe que sa douleur, sa haine, son mépris de tout et de tous! Il casse autant qu'il se casse. Jusqu'à désirer la mort en refusant de se soigner, de prendre soin de son corps.

Combien de temps mon amour va-t-il résister à ses coups de boutoir répétés. Espoir, désillusion, accalmie, redescente aux enfers...une spirale de plus en plus serrée, de plus en plus dangereuse où je ne veux pas être enfermée, mais que j'essaye de desserrer par ma présence, mon amour. A quel prix pour moi, prix que j'accepte de payer pour grapiller quelques moments de bonheur.

lundi 29 septembre 2008

c'était en 1984


déguisée en reporter en 1984

Le 29 septembre 1984... date de non anniversaire puisque je ne suis plus mariée avec lui, depuis 1998. Nous nous étions dit "oui" devant le maire, le curé, nos parents, familles et ami(e)s. Jeunes tourtereaux de 23 et 22 ans, croyant à la pérennité d'une vie toute tracée. Tellement tracée qu'au bout de quelques temps elle s'était routinisée, brusquement chamboullée par l'arrivée d'un enfant, puis d'un autre, 2 ans et demi après. Le 3ème était venu atténuer le glas qui sonnait la fin d'une période mi figue mi raisin où l'amour se dispensait sur un mode fraternel et parental. Quid d'une vie de femme, quid de l'épanouissement charnel, sensuel qu'en tant que femme je pouvais espérer. Pas de bataille rangée, pas d'esclandre publique, pas de disputes violentes. Un divorce en longueur avec son lot de souffrances, de déracinements, de mesquines vengeances...pour somme toute réussir après 24 ans à se parler comme 2 parents enfin responsables de l'avenir de leurs enfants. Oh bien sûr, nous n'avons pas changé de style, moi, du côté grande gueule râleuse et toujours révoltée du peu de sens des responsabilités de son ex, lui s'apercevant depuis peu que ses enfants grandissent et que s'il n'entretient pas de lui même la relation sans attendre que j'organise tout, il perdra le contact avec eux.

Alors sur 17 ans de vie commune que reste-t-il de nos amours: 2 ans de concubinage amoureux, 1 an de mariage à deux, et 14 ans de vie de parents, dont l'un des 2 oublia trop vite que l'amour s'entretient d'autre chose que de seulement accompagner les enfants vers l'âge adulte... Cela fait dix ans que je les accompagne quasi seule, et j'ai fait ce que j'ai pu. Je suis fière d'eux, ils m'ont beaucoup aidé à leur façon.

Le dernier a 13 ans, encore une dernière course de fond, un sprint final? Pour enfin ne regarder que ma vie de femme épanouie, sereine, aimée et aimante pour mes enfants, mes futurs petits enfants, mon homme??? Je ne sais si la sérénité me caractérisera un jour...


souriante à l'avenir en 2008?

mercredi 25 juin 2008

désir de mère, désir de femme?

Et voilà...je ne serais pas grand mère dans 8 mois...je ne connaitrai pas ce petit bout de chair de ma chair, ni son visage, ni sa peau, ni sa voix...il est parti ce matin...ce sera pour une autre fois.
La raison l'a emporté sur le désir, de ces désirs qui ne réfléchissent pas dans le miroir des convenances. La raison la plus forte fut encore la meilleure...je le sais, mais ce petit pincement au cœur me renvoie à mon propre désir de mère, à son désir de femme, matrice et séductrice tout autant, à mon désir de femme/mère. Mes racines se projetteront bientôt dans l'avenir, mais pas cette fois! La tristesse ressentie n'est pas incompatible avec la raison, elle donne à ces actes de désir, d'amour et de raison une dimension d'existence pour ne pas sombrer dans le néant.

mardi 17 juin 2008

ruban

"marabout, bout d'ficelle..." a encore frappé. D'amour à dépendance, de dépendance à lien, de lien à racines pour finir en boucle sur la question de l'amour...c'est quoi, c'est comment, c'est pourquoi?
ET SI PRENDRE RACINE, C'ETAIT CREER DES LIENS, ET SI AIMER C'ETAIT PRENDRE RACINE DANS L'AUTRE, LES AUTRES, ET SI LA DEPENDANCE N'ETAIT SIMPLEMENT QU'UN NOEUD TROP SERRE, D'UN LIEN TROP TENDU?
des racines et des ailes, des ailes pour voler d'un lien à l'autre, du lieu de notre intime au lieu de cet autre qui nous attache et nous délie la langue et le corps, et qui nous lit les maux, et qui nous lie le coeur... Extime?

lundi 9 juin 2008

voilà c'est fini

Voilà, c'est fini
On a tant ressassé les mêmes théories
On a tellement tiré chacun de notre côté
Que voilà, c'est fini
Trouve un autre rocher petite huître perlée
Ne laisse pas trop couler de temps sous ton p'tit nez
Car c'est fini...hum, c'est fini

Voilà, c'est fini
On va pas s'dire au revoir comme sur le quai d'une gare
J'te dis seulement bonjour et fais gaffe à l'amour
Voilà, c'est fini
Aujourd'hui ou demain c'est l'moment ou jamais
Peut-être après-demain je te retrouverai
Car c'est fini...hum, c'est fini

J'ai fini par me dire qu'on éviterait le pire
Qu'il fallait mieux couper plutôt que déchirer
J'ai fini par me dire que p't'être on va guérir
Et que même si c'est non, et que même si c'est con
Tous les deux nous savons que de toute façon

Voilà, c'est fini
Ne sois jamais amère, reste toujours sincère
T'as eu c'que t'as voulu, même si t'as pas voulu c'que t'as eu
Voilà, c'est fini
Nos deux mains se desserrent de s'être trop serrées
La foule nous emporte chacun de nôtre côté
C'est fini...hum, c'est fini

Voilà, c'est fini
Je ne vois plus au loin que ta chevelure nuit
Même si je m'aperçois que c'est encore moi qui te suis
C'est fini...hum, c'est fini, c'est fini, c'est fini

samedi 7 juin 2008

Alcools

"L'anémone et l'ancolie
Ont poussé dans le jardin
Où dort la mélancolie
Entre l'amour et le dédain

Il y vient aussi nos ombres
Que la nuit dissipera
Le soleil qui les rend sombres
Avec elles disparaîtra

Les déités des eaux vives
Laissent couler leurs cheveux
Passe il faut que tu poursuives
Cette belle ombre que tu veux"

Guillaume Apollinaire. Clotilde in "Alcools"

A quoi bon pleurer sur un amour non partagé? Le fantôme d'une autre, des autres, hantent tes crépuscules, empêchant ton coeur de goûter à d'autres douceurs. Le mien était ouvert à toi, trop, mais pas assez à ton gré. Tu en as si souvent refermé les battants que les gonds commencent à s'user. Le jeu vient à manquer.

"Et pourtant, pourtant je n'aime que toi..."

Il fut beau, fulgurant cet amour que je t'ai trop vite porté
Il fut tendre, apaisant cet amour, qui a si vite pansé mes plaies
Il fut flou, hésitant, cet amour qui peinait à s'avouer
Il fut brûlant, délirant cet amour quand j'ai cru que tu le partageais

II est triste, déprimant cet amour dont tu me prives au gré de tes whiskys,
Il sera en suspens cet amour, tant que je ne t'aurais pas oublié
Est il fini pour toi cet amour, qui peut être n'a jamais commencé!
Je garderai longtemps, et pourquoi pas toujours, qui rime si bien avec amour
Le souvenir de ta tendresse même si la peur de t'y consummer t'en rend avare
Ou dépensier, dans tes halos d'alcools et de fumées.

Je la sais, je la sens elle est là comme cloîtrée, mais sa présence irradie tant qu'elle m'enflamma et m'enflamme encore le corps et l'âme. Mon amour pour toi ressemblera t il bientôt à un tas de cendres jamais éteintes? Dans ce cas il y poussera, un jour, loin ou près de toi, la plus belle fleur qui soit.



vendredi 30 mai 2008

détresse


Isabelle Boulay "Parle moi"

Je ne sais plus comment te dire
Je ne trouve plus les mots
Ces mots qui te faisaient rire
Et ceux que tu trouvais beaux

J'ai tant de fois voulu t'écrire
Et tant de fois courbé le dos
Et pour revivre nos souvenirs
J'ai même aussi frôlé ta peau

Oh, dis-moi
Regarde-moi
Je ne sais plus comment t'aimer
Ni comment te garder

Parle-moi
Oui parle-moi
Je ne sais plus pourquoi t'aimer
Ni pourquoi continuer

Tu es là, mais tu es si loin,
De moi

Je ne sais plus comment poursuivre
Cet amour qui n'en est plus
Je ne sais plus que souffrir
Souffrir autant que j'y ai cru

Mais je sais qu'il me faut survivre
Et avancer un pas de plus
Pour qu'enfin cesse la dérive
Des moments à jamais perdus

Oh, dis-moi
Regarde-moi
Je ne sais plus comment t'aimer
Ni comment te garder

Oh, dis-moi
Regarde-moi
Il y a la vie dont on rêvait
Celle qui commençait
Oh, parle-moi
Parle-moi
Je ne sais plus pourquoi t'aimer
Ni comment continuer

Oh, dis-moi
Oh, dis-moi
Dis-moi, si tout est terminé
Si je dois m'en aller

Oh, parle-moi
Parle-moi
Regarde-moi
Regarde-moi

lundi 26 mai 2008

Pensées moroses et doute

Spontanéité...elle a prononcé ce mot en évoquant ce qu'elle avait perdu au fil des ans avec son ancien compagnon. Que d'efforts pour que la journée se passe bien, que d'efforts pour éviter les prises de têtes, de becs, les sorties et week ends gâchés. Que de mots pesés et mesurés pour tenter de dire sans blesser, sans laisser jaillir sa colère, sa peur ou son désarroi...elle a fini par le quitter et me disait qu'avec son nouvel amour, elle retrouvait le sens du mot "spontanéité" elle l'était redevenu, sans crainte des conséquences.

Sa confidence m'a glacé les os! C'était donc cela que je n'arrivais pas à formaliser.

Avec lui, je pense, je réfléchis, je pose le pour et le contre de mes paroles, et si je parle ou agit spontanément, ça peut tourner mal. Oh pas toujours! Mais ces derniers temps c'est souvent. Quand il en est à son 4ème pastis ou whisky, quand j'ai le malheur de le déranger dans ses réflexions (ses cogitations comme il aime à le dire!). Mais des cogitations en tête à tête avec lui même, il en a le matin au lever, le midi s'il lui arrive de venir prendre un café entre midi et 2, le soir avant le souper. Où et quand reste-t-il de la place pour cette fameuse spontanéité qui parfois me donne envie de chanter, même le matin, de sortir faire un tour sans l'avoir préparé à l'avance, de faire un gâteau (ça fait du bruit le batteur à oeuf) ou de le chahuter gentiment pour le plaisir de l'instant et pourquoi pas à venir ;-)

Bon c'est vrai que je peux être saoulante, mais ne vaut il pas mieux parfois être et se saouler de mots, de rires et de jeux calins, plutôt que d'alcool? Ne vaut il pas mieux parfois chanter l'air qui trotte dans la tête et ne demande qu'à jaillir plutôt que ruminer seul dans son coin!

Je peux accepter qu'il ait besoin de tranquillité, soit parce qu'il compose ou crée des "objets hautements techniques pour son job. Mais quelle place me laisse t il pour ce brin de folie qui ne demande qu'à vivre et qui trépigne d'impatience ces temps. Il doit le sentir, parce que visiblement je l'agac en ce moment. Mais bon sang peut il comprendre ou entendre que j'ai besoin que ce brin de folie se manifeste pour vivre mieux: pour dépasser mes douleurs, pour avoir envie de lui et lui de moi, pour trouver la vie jolie alors que j'ai perdu beaucoup en perdant l'usage normal de mon dos!

Et bien moi qui voulait écrire pour transformer ma morosité en Maux roses, en mots roses, c'est raté! J'ai envie de pleurer. "et ma petite voix intérieure me murmure des mots que je préfèrerai ne pas entendre. Je couvre son soupir d'un puissant "je l'aime" mais le combat restera t il toujours aussi inégal entre ma volonté et...ma spontanéité?