Ont poussé dans le jardin
Où dort la mélancolie
Entre l'amour et le dédain
Il y vient aussi nos ombres
Que la nuit dissipera
Le soleil qui les rend sombres
Avec elles disparaîtra
Les déités des eaux vives
Laissent couler leurs cheveux
Passe il faut que tu poursuives
Cette belle ombre que tu veux"
Guillaume Apollinaire. Clotilde in "Alcools"
Il fut beau, fulgurant cet amour que je t'ai trop vite porté
Il fut tendre, apaisant cet amour, qui a si vite pansé mes plaies
Il fut flou, hésitant, cet amour qui peinait à s'avouer
Il fut brûlant, délirant cet amour quand j'ai cru que tu le partageais
II est triste, déprimant cet amour dont tu me prives au gré de tes whiskys,
Il sera en suspens cet amour, tant que je ne t'aurais pas oublié
Est il fini pour toi cet amour, qui peut être n'a jamais commencé!
Je garderai longtemps, et pourquoi pas toujours, qui rime si bien avec amour
Le souvenir de ta tendresse même si la peur de t'y consummer t'en rend avare
Ou dépensier, dans tes halos d'alcools et de fumées.
Je la sais, je la sens elle est là comme cloîtrée, mais sa présence irradie tant qu'elle m'enflamma et m'enflamme encore le corps et l'âme. Mon amour pour toi ressemblera t il bientôt à un tas de cendres jamais éteintes? Dans ce cas il y poussera, un jour, loin ou près de toi, la plus belle fleur qui soit.
"Le vent dans tes cheveux défaits
Comme un printemps sur mon trajet
Un diamant tombé d'un coffret
Seule la lumière pourrait
Défaire nos repères secrets
Où mes doigts pris sur tes poignets
Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai
Et quoi que tu fasses
L'amour est partout où tu regardes
Dans les moindres recoins de l'espace
Dans le moindre rêve où tu t'attardes
L'amour comme s'il en pleuvait"
Francis Cabrel "je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai"
Si tout doit se terminer, je me sentirai toujours veuve de toi.
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